Mise à jour et perspectives de fin de marché
Rendements de 2025
| Indice | 2025 |
| Bon de Trésors 91 jours FTSE | 2.8% |
| Indice des obligations universelles FTSE Canada |
2.6% |
| Indice Composé S&P / TSX | 31.7% |
| Indice MSCI Monde CAD | 15.9% |
| S&P500 – C$ | 12.4% |
| S&P500 – US$ | 17.9% |
| MSCI EAFE | 25.7% |
| MSCI marchés émergents | 28.0% |
Sommaire des marchés boursiers
Les marchés boursiers ont affiché de solides rendements sur l’ensemble de l’année 2025, mais le parcours a été loin d’être linéaire. Les marchés ont connu une correction marquée au printemps, principalement en raison de nouvelles annonces de tarifs douaniers et d’une résurgence de l’incertitude commerciale, notamment quant à la solidité juridique de certaines mesures proposées. Le sentiment de risque s’est toutefois redressé aussi rapidement qu’il s’était détérioré, les marchés devenant de plus en plus sensibles au moindre signal de baisse des taux d’intérêt, de ralentissement de l’inflation et d’assouplissement du marché du travail. Dans un contexte de conflits géopolitiques persistants, les investisseurs ont à plusieurs reprises fait abstraction des chocs à court terme pour se recentrer sur l’orientation des politiques monétaires et la dynamique des bénéfices.
Le Canada a mené les marchés mondiaux, l’indice composé S&P/TSX affichant une hausse de 31,7 %, portée principalement par l’envolée de l’or et des métaux précieux, la solide performance de certaines grandes capitalisations comme Shopify, ainsi qu’un puissant rebond du secteur financier, soutenu par une activité élevée en banque d’investissement et sur les marchés des capitaux. Le S&P 500 a progressé de 17,9 % en dollars américains (12,4 % en dollars canadiens), les rendements pour les investisseurs canadiens ayant été freinés par une baisse généralisée du dollar américain à l’échelle mondiale, plutôt que par une appréciation marquée du dollar canadien. À l’extérieur des États-Unis, les indices MSCI EAEE (+25,7 %) et MSCI Marchés émergents (+28,0 %) ont profité de l’assouplissement des conditions financières, de meilleures perspectives de croissance et de vents favorables liés aux devises, portant l’indice MSCI Mondial à un gain de 15,9 %.
Un changement notable par rapport à 2024 a été l’évolution du rôle des « Magnificent Seven ». Bien que ces titres aient continué d’afficher des rendements positifs, leur domination s’est atténuée au profit d’une performance plus généralisée entre les régions et les secteurs. Contrairement à 2024 — où un petit groupe de méga-capitalisations technologiques américaines expliquait l’essentiel des gains boursiers — les rendements de 2025 ont été moins concentrés, les marchés hors États-Unis, les matières premières, les institutions financières et certains secteurs cycliques jouant un rôle beaucoup plus important.
2025 en revue : trois thèmes déterminants
1. Les baisses de taux ont compté — et ont porté fruit
L’année 2025 a marqué un virage clair, passant d’une politique monétaire restrictive à une politique plus accommodante. La Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine ont toutes deux réduit leurs taux à plusieurs reprises, améliorant les conditions financières et soutenant les actifs risqués. À mesure que l’inflation se modérait, les marchés ont réagi favorablement, en particulier les secteurs cycliques et axés sur la valeur qui avaient accusé un retard plus tôt dans le cycle.
2. L’élargissement du leadership — de façon significative
Les rendements boursiers n’étaient plus dictés par un groupe restreint de méga-capitalisations américaines. Le Canada s’est démarqué, porté par une hausse exceptionnelle du secteur des matériaux et de solides gains dans les secteurs financier et de la consommation discrétionnaire. Les marchés développés internationaux et les marchés émergents ont également surperformé les actions américaines en dollars canadiens, renforçant les avantages de la diversification.
3. Les devises ont constitué un réel frein à l’exposition américaine
Bien que les actions américaines aient affiché des gains solides (+17,9 % en USD), les rendements ont été sensiblement plus faibles pour les investisseurs canadiens (+12,4 % en CAD), principalement en raison d’une dépréciation généralisée du dollar américain à l’échelle mondiale, plutôt que d’une appréciation marquée du dollar canadien. Les devises ont été un facteur clé de la performance relative en 2025 et rappellent que les rendements dépendent non seulement de l’évolution des marchés, mais aussi de la façon dont ces rendements se traduisent dans les portefeuilles des investisseurs.
Perspectives 2026 : trois éléments à surveiller de près
1. Valorisation vs croissance des bénéfices
Les valorisations de la plupart des grands indices boursiers demeurent élevées, particulièrement dans le secteur technologique américain. Avec moins de marge pour une expansion des multiples, les marchés seront de plus en plus guidés par la capacité des entreprises à livrer des résultats. Les sociétés — et les régions — capables de générer une croissance réelle devraient être favorisées; celles qui n’y parviennent pas pourraient éprouver des difficultés.
2. L’IA comme moteur de bénéfices, pas seulement comme thème
L’intelligence artificielle demeure un puissant moteur structurel, mais l’accent se déplace désormais du potentiel vers l’exécution. Les investissements continus, les gains de productivité et la monétisation détermineront si les entreprises axées sur l’IA peuvent justifier leurs valorisations actuelles. Il s’agira d’un facteur de différenciation clé entre les secteurs et les marchés.
3. Volatilité, devises et occasions
Dans un contexte de baisses de taux et de valorisations plus élevées, des périodes de volatilité sont probables. Les fluctuations du taux CAD/USD continueront d’influencer les rendements des investisseurs canadiens, et les replis de marché devraient être perçus comme des occasions à saisir plutôt que comme des risques à éviter. Les portefeuilles maintiennent des niveaux de liquidités plus élevés, offrant la flexibilité nécessaire pour déployer le capital de manière sélective si des points d’entrée plus attrayants se présentent.
Planification à venir
À l’approche de 2026, nous examinerons avec nos clients les possibilités de cotisations aux REER et aux CELI. Maximiser les cotisations au CELI (et, dans de nombreux cas, au REER) demeure l’un des moyens les plus efficaces d’améliorer les rendements après impôt à long terme. Pour 2025, le plafond de cotisation au REER est fixé à 18 % du revenu gagné jusqu’à concurrence de 32 950 $, et le plafond de cotisation au CELI est de 7 000 $. Nous communiquerons avec vous afin de discuter des stratégies de cotisation, du calendrier et de la manière de déployer de nouveaux capitaux de façon réfléchie et fiscalement efficiente au sein des portefeuilles.
Nouvelles de Granite
Comme mentionné dans notre lettre de novembre, dans le cadre de nos initiatives communautaires Granite donne au suivant, nous participerons à une activité de soutien à Chez Doris. Dans l’après-midi du 4 février, au 1221, rue Guy, nous ferons du bénévolat afin de mettre en place une distribution de vêtements pour femmes à grande échelle, où les participantes pourront magasiner gratuitement parmi une sélection soigneusement organisée de vêtements donnés. Veuillez nous aviser dès que possible si vous souhaitez vous joindre à nous.
Nous sommes également heureux d’annoncer que Carly Choueke s’est jointe à Granite à titre de membre à temps plein de l’équipe. Carly a commencé avec nous comme étudiante d’été en 2024 et a été une contributrice précieuse depuis. Nous sommes ravis de la voir poursuivre sa carrière chez Granite et nous réjouissons de son impact continu au sein de la firme.